Michel ESBELIN, dans la rubrique " de Trad-Magazine N°120 de juillet/août a consacré un article au nouveau CD "Cabreta d'amor"; en voici quelques extraits :
" ... Auteur du livret, José Roux retrace son parcours à travers la cabrette et les bals et nous livre bon nombre d'anecdotes sur les musiciens qu'il a croisés.
Il nous fait partagerà son tour ses réflexions, ses analyses sur la cabrette et ses choix esthétiques.
Il est vrai que son jeu fin et fleuri traduit une belle sensibilité, notamment par le choix des regrets qui occupent une large place de cet enregistrement.
J'apprécie plus particulièrement le "Regret del curat" pour sa sobriété et sa sonorité qui rappellent un peu le style du Père Ladonne.
L'accordéon n'est pas oublié, on peut l'entendre... Avec Le diatonique de Paul Grollier."
Par José Roux
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Ce jeudi 19 juin, nous avons célébré la fête de la
musique (avec un peu d'avance), au château de La Pouyade, à Saint-Yrieix sur Charente : groupes nombreux et divers (jazz, fanfare, musique trad, etc...) se sont produits alternativement dans les
salles du châterau.
Paul Grollier, professeur d'accordéon diatonique au conservatoire d'Angoulême, quelques- uns (unes) de ses élèves et moi-même, avons animé la fin de l'après-midi, et, surtout, le bal en
soirée.
En-cas et boissons étaient prévus ; de nombreux danseurs étaient au rendez-vous et sont partis tard et satisfaits.
Par José Roux
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Le dimanche 15 juin, je suis allé promouvoir notre cabrette en Charente, avec mon ami Paul Grollier : c'était à Juillé, à côté de Mansle.
Il s'agissait d'une journée "portes ouvertes" à la ferme ; visite de la ferme, démonstration de travail par des artisans, de quoi boire et se restaurer... et, dans l'ancienne étable (aménagée!),
l'orchestre: accordéon diato, violon, guitare et cabrette.
Du monde visiteur, des danseurs, une bonne ambiance: encore une bonne journée!!!
Par José Roux
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Organisaient le samedi 14 juin, une journée musique en l'honneur d'une de nos joueuses de vielle,
Simone Arnoux, qui ne peut plus se déplacer...
La maison de retraite de Châteauneuf-sur-Charente a vibré joyeusement, au son des cabrettes, des vielles, accordéons et violons.
Simone était heureuse, et nous heureux de sa joie.
Par José Roux
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De même que l'outre est parée d'une robe et ornée , parfois, d'un galon doré, les têtes peuvent être en divers bois ou en ivoire, et richement sculptées (personnages, animaux...).
Les pieds sont tournés dans des bois comme le buis, l'amourette,l'ébène, le palissandre, ou bien dans l'ivoire (ils sont alors finement travaillés et ciselés).
Les soufflets ou raccords de soufflets peuvent être, eux -aussi, enjolivés de sculptures ou autres marquetteries.
Le travail est, alors, remarquable; mais, ces instruments " d'apparat " deviennent lourds et d'autant plus difficiles à utiliser...
Aujourd'hui, des matériaux plus légers permettent un jeu plus aisé !
(A suivre)
Par José Roux
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En tous cas, la cabrette était, au début du
20éme siècle, un unstrument répandu, semi-industrialisé (comme les cornemuses bretonnes, d'ailleurs).
Avoir une cabrette, c'était le rêve des bergers et des bouviers qui jouaient au pays et se louaient à l'année en demandant leur salaire...plus une cabrette !!!
Regardons plus attentivement notre cabrette. Elle est composée :
- d'un soufflet qui envoie (par un raccord ou porte-vent muni d'un clapet-soupape anti-retour) de l'air dans un sac-réservoir appelé outre. Dans la partie haute, une
tête assure la jonction avec un ensemble constituant le pied : ici, l'air va faire vibrer une anche double qui produira le son.
- Le pied représente toute la partie sonore, avec le boitier composé de deux boites communicantes jumelées par un collier.
- Ensuite, une flûte percée de trous (la perce utilisée fait de la cabrette une des cornemuses les plus douces). Cette flûte est donc animée par l'anche.
- Puis une petite flûte d'harmonisation non percée, sur laquelle on peut monter une chanterelle ou un bourdon qui assurent la dominante (très rarement l'octave inférieur) de
la tonalité de la flûte à trous; et accompagnement n'est guère utilisé aujourd'hui.
- Pour la rythmique on utilise des grelots et on attache "la grelottière"...à la cheville !
(
A suivre)
Par José Roux
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"Si c'est toujours avec plaisir que l'on voit paraître le CD d'un musicien ou d'un groupe connu et reconnu, c'est
un bonheur également de découvrir, au travers un CD de qualité un musicien dont on ignorait jusqu'à l'existence auparavant.
Et pourtant José Roux n'est pas un jeune cabretaïre émergent mais un musicien né en 1938 et ayant longuement roulé sa bosse entre cabrette et orchestres " modernes " de bals populaires, comme
nous le décrit le livret autobiographique. S'il n'est pas rare que l'un ou l'autre musicien d'un orchestre de bal populaire auvergnat sorte la cabrette pour une série de bourrées, ce n'est pas
toujours avec une technique ou un style très convaincant. Il devait en aller de manière toute autre avec José Roux qui n'a jamais délaissé l'instrument sur lequel il eu le coup de foudre en
écoutant Martin Cayla en 1949.
Et le présent CD est là pour nous le prouver, nous faisant entendre un jeu de cabrette très agréable, faisant appel à toute la technique de l'instrument, depuis les fameux vibrés, jusqu'aux
rappels à la tonique en passant par toute la panoplie des ornements de l'instrument mais dans un style homogène (1), ne sacrifiant jamais à la technique pour la technique
(il use plutôt modérément des rappels à la tonique) et donc quasiment toujours avec un jeu clair ne brouillant pas la mélodie. Si son style n'a pas le côté percutant de certains cabretaïres, sa
cadence est néanmoins toujours parfaite et communicative, grelots aux pieds ou non.
Et puis, sur les mélodies plus lentes, il se plait visiblement à faire chanter les notes longues et à jouer des différents vibrés, ce à quoi je ne suis pas insensible.
Le CD s'écoute d'un bout à l'autre sans la moindre lassitude, malgré qu'il s'agisse quasiment d'un solo. J'y ai tout de même découvert que Paul Grollier (ancien de Yole entre autres) tâte
également du répertoire auvergnat avec un beau style sur son diato et de belles idées en matières d'arrangements.
Il est juste dommage que Marcel Piaud ne soit plus là pour écouter ce CD dont le titre reprend celui d'une de ses valses, naturellement interprétée ici ainsi qu'une de ses bourrées..."
(1) le texte d'introduction, note comme particularité de son jeu, l'utilisation fréquente de la sixte mineure en note de passage
par Jean-Luc Matte (c)
Par José Roux
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Depuis quelques jours, vous pouvez également visiter ma page Myspace à l'adresse suivante :
http://www.myspace.com/joseroux
Par José Roux
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Beaucoup de questions sur les origines de la
cabrette: je n'apporterai,bien évidemment, pas de réponse...Deux hypothèses: la cabrette serait un instrument très ancien, comme le prétendent certains auteurs tels que Fernand Delzangles ou Jean
Fau; pour ce dernier, la cabrette "serait peut-être née aux temps néolithiques...nous l'entendons chanter à Gergovie, pleurer un sanglotant regret dans Alésia agonisante..."
Peut-être, mais sûrement pas sous sa forme actuelle!!!
D'autres auteurs affirment que notre cabrette serait un instrument relativement récent, résultat d'une "évolution" de "l'aulos" des Grecs qui est l'ancêtre du "hautbois". La "tibia"
romaine, les chalumeaux, musettes et bombardes, puis la musette de cour, nous amènent - entre Antiquité, Moyen Age, Renaissance et siècles des "musiques savantes" (17et 18ème) ... à la
cabrette .
On peut ainsi imaginer que: avec l'adjonction d'une poche réserve d'air, d'un ou plusieurs bourdons d'harmonie, le hautbois devient cornemuse...is un soufflet remplace la bouche, la cornemuse
devient musette... Et notre musette auvergnate, c'est la cabrette !!!
André Ricros écrit que la colonie auvergnate émigrée à Paris a contribué à uniformiser la facture de la cabrette selon sa forme actuelle: on a fabriqué, à partir de la seconde moitié du
19ème siècle, et de manière semi-industrielle, beaucoup de cabrettes à Paris. Allias, Amadieu, Coste Roste, Dufayet, Laurens, Marcelin,etc., sont bien connus; en province, Lestrade à Montsalvy
(Cantal).
(A suivre)
Par José Roux
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J'étais présent ce dimanche 18 mai à la Grande Fête du Pain du Tamarin, près de Saint-Jean-de-Monts (85).
Au menu : pain biologique avec divers gâteaux ou brioches confectionnés et cuits sur place, et nombreux étalages d'autres produits issus de l'agriculture ou de l'élevage
biologique,: légumes variés, viande de veau, de porc ou de boeuf, vins rouges et blancs, boissons à base de fruits, cafés et thés, etc...
L'après-midi, les enfants pouvaient faire un tour de "carrosse" au pas de chevaux bienveillants et dociles.
Très bonne ambiance, soutenue par la musique traditionnelle avec Paul Grollier et moi-même qui nous nous donnions une joyeuse réplique au son de la cabrette et de l'accordéon diatonique: les
danseurs étaient nombreux !
Bonne ambiance, bonne chère, bonne musique traditionnelle...Que demander de plus? c'était vraiment une bonne journée !
Merci à toutes et à tous
Par José Roux
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