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Je suis à votre disposition pour tout renseignement concernant la cabrette, initiation à la pratique ou cours de perfectionnement.

Cabrette

Jeudi 30 juillet 2009


    Eh bien, oui, les dames aussi!

 

 Si la cabrette est souvent jouée par les hommes, ou, du moins, on voit la plupart du temps des photos ou cartes postales de cabretaires hommes...
Et, si la vielle semble être l'instrument traditionnel préféré des femmes, ces dames ne sont pas en reste, et sont nombreuses, elles aussi, à jouer avec bonheur de notre si belle cabrette.

 Elles jouent aussi bien, sinon mieux que nombre de leurs collègues masculins, et elles ont, en plus, cette finesse, cette élégance qui reste l'apanage de leur féminité.

Surtout lorsqu'elles portent le superbe costume traditionnel qui les met -si besoin était- encore en valeur!

Qui a osé affirmer un jour que la femme était l'égale de l'homme? Erreur!


 En tous cas, bon travail et amitiés à l'intéressée qui se reconnaîtra sûrement sur cette carte postale qui a été réalisée dans la bonne ville de Figeac (46)
Par José Roux
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Mercredi 24 juin 2009

     Lorsque j'ai commencé à sortir, timidement, ma cabrette et à me déplacer pour rencontrer les "ténors" de mon temps, j'avais une quinzaine d'années...

Cétait la fin de la grande époque des concours de cabrette; enfin presque, puisque j'ai bien connu en tant que candidat , puis comme membre du jury et durant quelques années, le concours de cabrette du 14 juillet, place du Buis à Aurillac (15).
    
Ce concours, tombé dans l'oubli, avait été re-créé à l'initiative de M. Jean Fay, Majoral du Felibrige, qui a tellement oeuvré pour la défense de notre langue et de notre musique...

Mais, c'était un des derniers concours importants de la région: autrefois, il y avait de nombreux concours de cabrette un peu partout dans le pays, avec des récompenses sous forme de médailles ou de prix en espèces sonnantes et trébuchantes...

Et, il y avait des "écumeurs" de concours qui ont remporté quantité de médailles: pour en citer un, il y avait le "père" Delpuech, dit "Gustou", de Leucamp (15); je crois que ses médailles sont conservées par André Ricros (A.M.T.A.)

Aujourd'hui, je voulais simplement mentionner mon premier concours...le seul où j'ai connu le trac (il faut un début à tout)...c'était en août 1953 et j'avais 15 ans...

 

En bon auvergnat, j'étais très intéressé, car le premier prix était de 15000 francs (anciens bien sûr) et  je comptais bien sur ce pécule pour acheter un pied de cabrette chez Martin Cayla!...C'est -exactement- ce que cela a coûté, avec deux anches en prime,s'il vous plait!

C'était en 1953, au mois d'août...

Depuis, malgré les efforts de tous, les concours tombent un peu en désuétude: subsistent cependant le Concours de cabrette de Paris...et quelques rares autres; j'ai peur que l'esprit festif et de retrouvailles d'antan ait disparu: on n'allait pas dans ces réunions pour s'affronter ou gagner, mais pour se revoir, parler et déjeuner ensemble, somme toute passer une bonne journée de vie et de cabrette.

... J'ai connu d'autres concours: par chance ou par "sublimation" de mes capacités, je les ai tous remportés.

 Et, parmi ceux qui sont toujours restés dans "l'esprit", il y avait les concours d'Aurillac: oh! il y avait bien quelques "accrochages": mon copain Louis Rispal était professionnel avec Paul Barrier... et moi aussi; j'empiétais sur son territoire avec ma grosse formation de danse de dix musiciens, et je raflais les bons contrats dans son "fief", depuis l'E.N.P. d'Egletons jusqu'à l'E.N. d' Aurillac, sans compter les fêtes de trois jours depuis Nasbinals jusqu'à Maurs, en passant par Vic-sur-Cère, etc...Mais en deux apéritifs, tout était effacé, et il ne restait que de la pure camaraderie et la joie de jouer en commun puis de se retrouver autour d'un bon repas!
Pour rien au monde, les Rispal,, Vermerie, Defarges, Valette, Salat, Miquel, Milou Fruquières, Rigal, moi-même et bien d'autres n'aurions raté cela!!!
 Il y avait aussi, bien sûr, Monsieur Faye à l'apéritif, l'ami Fialon, Trélon, et j'en oublie (des Toulousains ou des Parisiens se souviendront des concours de la place du Buis, même s'ils étaient alors très jeunes...) 

Comptons sur nos jeunes pour organiser beaucoup de rencontres et de concours au pays! dans les villages comme dans les villes: c'est cela le Devoir de mainteneurs que nous devons remplir !
Par avance, courage, merci et bravo!

Par José Roux
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Jeudi 30 octobre 2008

Enfin, il convient de toucher un mot de l'interprétation et du répertoire: pour agrémenter le jeu de notre cabrette, on peut "couler" les notes, utiliser le Leimanié ou Limagner (glissendo), ou le picotage ( rappel de la dominante entre chaque note...mais il y a quantité de façons de réaliser un picotage). Ceci sans oublier le vibrato.

Tout le jeu de notre cabrette est ainsi personnalisé par une utilisation judicieuse de ce qui est mentionné ci-dessus... Mais, bon courage!

On pourrait interpréter, avec la cabrette, toute musique pouvant rentrer dans l'étendue de ses onze degrés "exploitables", mais on est vite limité, au moins par la justesse.

Il reste évident que le "traditionnel" convient mieux à notre cabrette: on joue les bourrées, les regrets, les valses, ainsi que tous les airs venus de l'ouest et de l'est (avec l'accordéon), c'est-à-dire scottishs, polkas, mazurkas, etc...

N'oubliez pas, amis "débutants" que je suis à votre disposition pour répondre à vos éventuels messages; quant aux "chevronnés", s'ils veulent bien transmettre leurs "secrets", qu'ils écrivent aussi, afin que nous profitions de leur expérience...Merci.

Nota bene: je vous conseille de parcourir l'article de Bernard Blanc paru dans Trad Mag N° 102 juillet-août 2005, intitulé "Cabrettes et musettes à l'étude".
De même, les articles  sur cabrette.com  et traitant des matériaux à utiliser et des techniques de fabrication sont à lire... car bien faits.
Enfin, sur Zic Trad, entre autres, existe un glossaire des instruments de musique traditionnelle sur lequel plus de 400 instruments sont répertoriés!
Si des fabricants sont intéressés, ils peuvent me communiquer leur adresse que je mettrai sur mon blog avec plaisir: Raphêl Jeannin, facteur de cornemuses, l'a fait, et je l'en remercie : consultez son site!

A bientôt pour une autre rubrique...

Par José Roux
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Lundi 27 octobre 2008
De ce fait, sur notre cabrette, nous rencontrons d'évidentes difficultés de transposition...

On peut cependant jouer de courts passages dans le mode mineur ( pour un pied en FaM on pourra jouer en Fam ) et dans le ton mineur relatif à la tonalité du pied ( toujours pour un pied en FaM ce sera Rém).
Pour ce même pied accordé en FaM, on pourra même se permettre quelques"libertés" en SibM...

Ce qui implique un répertoire adapté, donc très sélectif: et c'est peut-être là l'intérêt et la personnalité de notre cabrette.
J'ai, comme tous sans doute, tenté d'interpréter à la cabrette des oeuvres différentes, voire classiques...le résultat est décevant, même si l'idée est louable: notre répertoire est suffisamment riche, et une vie de "cabrettaïre" ne l'épuisera pas !!!

Une chose curieuse pour en terminer avec les tonalités: mon pied est accordé en SibM; or, ma "tête" lit et joue en FaM, et ce quelle que soit la tonalité du pied que j'utilise...
Je n'ai pas d'explication rationnelle à cela, sinon que ma tâche s'en trouve simplifiée. Par contre, je transpose en lecture.
D'autres "travaillent" en DoM...
A suivre
Par José Roux
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Mardi 14 octobre 2008
...Les doigtés de base sont "adaptables" selon les pieds plus ou moins justes: l'essentiel est de trouver la bonne combinaison pour le pied avec lequel on joue habituellement; question de pratique...

Si nous prenons l'exemple d"un pied de cabrette accordé en FaM: de la note la plus basse à la plus aigüe, on trouve: 1) Sib, 2) Do (dominante du ton), 3) Ré, 4) Mi, 5) Fa (tonique), 6) Sol, 7) La, 8) Sib et Si, 9), Do (octave de dominante), 10) Ré, 11) Mi.
C'est-à dire des intervalles théoriques de:  1ton, 1ton, 1ton,  1/2ton, 1 ton, 1 ton, 1 ton, 1 ton,1 ton, 1ton.

Hélas, la quatrième note et son octave sont un peu basses par rapport à l'échelle des sons dans la gamme diatonique et le mode majeur: il s'agit des notes 4) Mi et 11) Mi.
C'est la note 4) Mi qui nous intéresse: étant un peu basse, l'intervalle sonore entre 4) Mi et 5) Fa sera nettement supérieur à un demi-ton! ( Pour le 11) Mi, le problème est résolu puisqu'on ne peut monter au Fa aigü qu'exceptionnellement...

La cabrette serait un instrument modal; et, beaucoup d'airs traditionnels étant bâtis sur le modal, les fabricants de l'époque ont sûrement établi leur perce en fonction de cette donnée. D'où quelques "frottements" avec l'accordéon!
Certains facteurs cherchent d'autres perces afin d'améliorer la justesse de notre cabrette... Est-ce une bonne chose? (il existe quelques astuces de doigté permettant d'améliorer les notes litigieuses)...

Autre remarque: nous sommes sur la tonique 5) Fa dès la cinquième note, sans réplique d'octave 12) Fa (encore une fois sauf exception): nous avons donc à notre disposition une octave de dominante à dominante.
Par conséquent, une étendue de jeu relativement succinte et qui limite le répertoire...
A suivre
Par José Roux
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Vendredi 3 octobre 2008

Nous avons fait travailler la main droite, en bas; au tour de la main gauche!...mais la main droite ne reste pas inerte...

Le Sol: pour obtenir cette note, il convient de lever l'annulaire de le main gauche tout en fermant trois trous "du bas" ( avec index,majeur et annulaire droits.) Les gestes doivent être simultanés...

Le La est joué en levant annulaire et majeur de la main gauche, les trois trous "du bas "(main droite) étant toujours obturés.

Le Sib: une "fourche" à réaliser: en ce qui concerne la main gauche: annulaire et index levés, mais majeur fermé!
La note Si se décline en levant ce majeur main gauche.

Pour accéder au Do (octave+),chacun pourra trouver un doigté propre au pied possédé, afin d'approcher une meilleure justesse, ceci en intervenant au niveau de la main droite (bas); pour moi, j'ouvre, avec le pouce gauche, le trou d'octave situé sur l'arrière du pied, mes index, majeur et annulaire main gauche sont fermés, les autres doigts main droite étant ouverts (levés). Tout cela simultanément...
D'autres doigtés existent pour cette note DO: encore une fois, c'est selon lespieds!
Ajoutons que la pression du coude sur le sac doit être plus forte...mais je rappelle que je suis à la disposition des jeunes sonneurs intéressés...

Le Ré (octave +), mon Maître Martin Cayla l'appelait "la fleur" de la cabrette: à la main gauche sont fermés index,majeur et annulaire; à la main droite sont aussi fermés index et majeur, alors que l'annulaire est levé: ce serait comme le Ré de l'octave Inférieure, mais il ne faut pas oublier de fermer le pouce du trou d'octave!
Encore la pression à adapter...note difficile à maîtriser...

De même pour le mi (octave+) où auriculaire, annulaire et majeur main droite sont seuls levés; idem pour le Fa(octave+) pour lequel on lève en plus l'index main droite. Cette note est rarement atteinte, sauf avec des anches ...trop faibles!
De toutes façons, les explications écrites sont fastidieuses quant au doigté, et il vaut mieux une bonne pratique avec un sonneur plus confirmé pour avancer rapidement...
A suivre

Par José Roux
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Samedi 20 septembre 2008

Il faut bien parler (très peu) technique...Avec la cabrette, sauf exceptions, la main gauche travaille sur la partie haute du pied (pouce pour le trou arrière dit d'octave, index majeur et annulaire pour les autres) et la main droite travaille sur la partie inférieure (index, majeur, annulaire et auriculaire)...

Le doigté utilisé est dit "fermé": pour créer les notes, les trous sont ouverts, donc les doigts sont levés...et on referme tantôt main gauche (3 ou 4 doigts) au dessus, tantôt main droite (3 ou 4 doigts) au dessous.

Prenons l'exemple d'un pied de cabrette accordé en FaM, la gamme correspondante étant: Fa, Sol, La, Si (bémol), Do, Ré, MI, Fa. 
De la note la plus grave à la plus aigüe, on trouve, en ouvrant trou après trou (ou en levant doigt après doigt) et de bas en haut:
Sib (tout fermé) - Do (auriculaire droit levé: c'est la dominante du ton) - Ré (auriculaire et annulaire droits levés) - Mi (auriculaire, annulaire et majeur droits levés) - Fa (auriculaire,annulaire, majeur et index droits levés: c'est la tonique).
A cet instant, les doigts de la main gauche ferment les trous au dessus et les doigts de la main droite ont libéré les trous au dessous...
A suivre

Par José Roux
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Mercredi 3 septembre 2008
Quelques mots sur les pieds et les tonalités: bien sûr, la tonalité de la cabrette dépend de la longueur du pied utilisé: un pied de longueur 29 cm sonnera en FaM
                          //                       35 cm         //            RéM
                          //                       37 cm         //            RébM
                          //                       39  cm        //            DoM
                          //                       42  cm        //            SiM
                          //                       44  cm        //            SibM
                          //                       47  cm        //            LaM
                          //                       50  cm        //            LabM

Etant donné l'étendue (restreinte) du registre de notre cabrette, il est difficile de transposer sur un même pied... mais ceux qui possèdent plusieurs pieds se retrouvent facilement dans la bonne tonalité en changeant de pied !
Cela devait poser problème avec les premiers bals musette, où les accordéonistes ont dû transpirer abondamment sur leur diatonique pour s'accorder avec certains pieds de cabrette !!!

J'ai longtemps utilisé un Coste-roste en LaM; actuellement je me sers d'un Dufayet en SibM: ces deux tonalités me paraissent mieux se prêter à l'interprétation des mélodies lentes, et l'écartement des trous reste optimal en ce qui concerne la vélocité; le tout avec des sonorités agréables. Par contre, je joue en tonalité de Do...lorsque j'y suis contraint!

En vérité, les pieds longs sont difficiles à maîtriser, mais possèdent une belle sonorité; les pieds courts, plus faciles à jouer, agressent davantage l'oreille
(A suivre)
Par José Roux
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Mercredi 9 juillet 2008
    L'air donne vie à l'anche qui vibre et produit le son: il s'agit d'une anche double, en roseau, semblable à une anche de hautbois médium; la plupart des cornemuses sont dotées d'une anche double, à de rares exceptions près (comme, par exemple la "boha" qui serait la seule cornemuse française fonctionnant avec une anche simple...).

Dans le cas de notre cabrette (ou de certaines musettes) l'anche est sèche (soufflet) et doit rester sèche!..par contre, pour la plupart  des autres cornemuses et rares cabrettes (à bouche), les anches peuvent rester humides, et les anciens les conservaient dans une boîte garnie de mousse ou de coton humidifiés.

L'anche de cabrette est composée d'un canon (petit tuyau conique de longueur variable selon le pied de destination). sur ce canon sont fixées deux lamelles de roseau en forme de pelle et réunies avec un fil de lin très fin enduit de poix (autrefois...maintenant on utilise du vernis). L'écartement des lamelles règle le débit d'air (le vent) par l'intermédiaire d'une ligature de fil de cuivre.

Chaque instrumentiste avait ses "secrets" pour "tailler" son anche, mais le résultat était rarement à la hauteur des espérances !

Actuellement, grâce à quelques "chercheurs" (osons le mot), la fabrication des anches est codifiée et rationnelle: on trouve, enfin, des produits fiables et de qualité. Mon ami Robert LAVERGNE (17 bis, avenue Julien Bailly - 46100 Figeac), est un de ces chercheurs : il obtient d'excellents résultats sur des accords Ut, Si bémol ou La, et produit des anches très réussies tant pour la justesse et la sonorité que pour l'esthétique. De plus, il garantit totalement son travail.

Espérons que la transmission se fera et que le relais sera assuré...
 
Pour une documentation exhaustive, je conseille l'article de M. Victor LAROUSSINIE à consulter sur cabrette.com

Enfin, un secret : sur le pied de cabrette que j'utilise, l'anche a très exactement 45 ans et je n'ai jamais réglé que le " vent " à l'aide d'une petite pince...le moins souvent possible. On ne touche pas à une anche qui a fonctionné et qui présente quelque défaillance, sauf pour régler le débit d'air en rapprochant ou écartant (délicatement S.V.P.) les lamelles !

(A suivre)
Par José Roux
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Lundi 23 juin 2008
De même que l'outre est parée d'une robe et ornée , parfois, d'un galon doré, les têtes peuvent être en divers bois ou en ivoire, et richement sculptées (personnages, animaux...).

Les pieds sont tournés dans des bois comme le buis, l'amourette,l'ébène, le palissandre, ou bien dans l'ivoire (ils sont alors finement travaillés et ciselés).

Les soufflets ou raccords de soufflets peuvent être, eux -aussi, enjolivés de sculptures ou autres marquetteries.

Le travail est, alors, remarquable; mais, ces instruments " d'apparat " deviennent lourds et d'autant plus difficiles à utiliser...

Aujourd'hui, des matériaux plus légers permettent un jeu plus aisé !



 (A suivre)
Par José Roux
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