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Cabreta d'amor

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Co-produit par l'Agence des Musiques Traditionnelles en Auvergne et le Musée des Musiques Populaires de Montluçon

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Je suis à votre disposition pour tout renseignement concernant la cabrette, initiation à la pratique ou cours de perfectionnement.

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Dimanche 1 novembre 2009

    
     Aussi difficile de choisir son pied que de "prendre son pied " avec la cabrette!

Je ne peux vous donner ici de conseils très éclairés, je dois l'avouer, car j'ai toujours joué sur des pieds anciens et je connais mal les fabricants actuels.(A noter que tout n'est pas parfait dans l'ancien et que j'ai eu un Dufayet, de dernière production sûrement, un LaM 47 cm en ébène, magnifique ...et injouable, impossible à ancher, même après dix ans d'efforts désespérés).

Je connais, cependant, la fabrication de MM. Destannes (qui ne travaille plus), Ruols, et Fabre (lequel est très âgé et ne travaille plus depuis longtemps).

Si vous trouvez un pied d'occasion dans une de ces marques: les pieds Destannes dernière génération, en buis et accordés en Ut, sont corrects, un peu faibles de son (petite perce?) mais plaisants à l'oreille: les dernières productions étaient fiables et justes. les pieds accordés en Sib sont très valables aussi.

Je n'ai eu qu'un pied (en Si ou Sib) Ruols, qui était parfaitement juste, mais tourné dans un mauvais buis, ou trop mince de bois: en fait, il se tordait inlassablement malgré mes efforts répétés pour le redresser... et j'ai dû m'en débarrasser;
Pour autant, je ne porterai pas de jugement car je n'ai possédé que ce seul pied.

Fabre est un ami qui ne me contredira pas si j'écris qu'il a eu une énorme production de pieds de cabrette que ce soit avec le buis, l'ébène ou d'autres bois moins "nobles": tous n'étaient pas bons, mais ceux qui étaient bons l'étaient complètement, avec une perce suffisante donnant justesse et cette sonorité puissante, avec, surtout, le timbre ancien que je n'ai jamais retrouvé ailleurs avec des pieds récents.
Il y avait le choix chez l'ami Fabre; et si l'on tombait sur un mauvais pied, il ne fallait s'en prendre qu'à soi-même!

Pour les autres, je les connais, mais n'ai pas testé leur production...

Un pied ne doit pas être "malingre" avec une épaisseur dérisoire (il risque de se tordre ou de casser, cela m'est arrivé trois fois).
L'intérieur du pavillon doit être soigné et lisse, et on doit, en regardant l'intérieur vérifier la régularité du tournage et du cône.
Pour le reste, l'important est la justesse la sonorité, le timbre, qu'il s'agisse de buis, d'ébène ou autre.
Un examen plus poussé de mesures doit confirmer la bonne facture du pied.
Ensuite, c'est le coup de coeur ou non...

Pour un débutant, il est évident qu'un pied en UtM, 39 cm, fera l'affaire...

En tous cas, il faut demander impérativement à ce que le pied anché vous soit confié quelques jours pour essai et décision avant achat.

Je serais heureux que les fabricants actuels aillent (ils doivent le faire) fouiner dans les musées et demandent à essayer ou faire essayer par des cabretaires confirmés des pieds anciens; qu'ils prennent les côtes et mesures, c'est leur job; et qu'ils nous tournent des pieds sur lesquels ils auraient gravé: copie de Costeroste ou copie d'Amadieu ou copie de...réalisée par... Alors, je suis preneur!

 Il faut que la tradition évolue, mais j'aimerais conserver cette particularité modale de notre instrument, son timbre originel qu'on doit pouvoir reproduire (l'âge du bois n'est pas excuse); et je n'aime pas les Diafoirus de tout poil qui tentent de dénaturer notre cabrette sous prétexte de la rendre plus juste, etc...etc...Je veux que les jeunes jouent de la cabrette et non d'un quelconque fifre!

En conclusion et à ce propos, un ami, grand musicien de surcroît, me disait récemment: "ton instrument a une personnalité et une particularité très fortes, il n'est jamais tout à fait juste mais jamais faux, et cela est sûrement dû à sa conception même"...

N.B. Si un pied "force" pour être sorti de son boîtier, ne jamais le saisir au niveau pavillon: c'est la cassure assurée par torsion; il faut le prendre au plus près du boîtier (quitte à enlever la flûte chanterelle auparavant).

Par José Roux
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Dimanche 11 octobre 2009
La tête de cabrette doit être assez légère et cependant taillée dans un bois assez épais; bien sûr, existent d'autres matières plus nobles qui intéressent les collectionneurs , mais nous avons besoin de fonctionnel, surtout pour un premier achat...

Vérifier qu'elle ne soit pas fendue (oui, cela existe) ni trop fragile.
Vérifier encore que le pied "s'emmanche" bien , sans forcer ni tomber, qu'il y ait juste assez de fil pour une jonction et un retrait du pied faciles.

Nous avons passé en revue les points principaux qui doivent être irréprochables sur votre cabrette:il reste l'essentiel à bien regarder et à essayer ou faire essayer sous réserve de non achat, c'est le pied, ce pied qui pourra vous accompagner très longtemps dans votre pratique de la cabrette. Alors, choisissez bien!

( A suivre: le pied )
Par José Roux
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Jeudi 8 octobre 2009

     Nous parlons cabrette, et l'outre est ce réservoir d'air qui permettra d'assurer une bonne continuité du son dans le pied.

3) L'outre est généralement en cuir de chevrette: il faudra vérifier la texture, l'épaisseur (point trop surtout car le cuir doit "obéir" à la moindre pression) et l'étanchéité de ce cuir ,le galbe du "dos" de l'outre qui doit bien être "senti" au- dessous du bras gauche.
Les fabricants ont des gabarits à peu près identiques actuellement...Autrefois, ils étaient fort divers: sur la photo ci-contre, la poche ancienne est beaucoup plus petite que l'outre contemporaine (âgée de 40 ans quand même); peut-être, encore une fois, les dimensions étaient-elles adaptées à la morphologie du musicien (?)

Comme nous avons vérifié l'étanchéité de la fixation du porte-vent sur l'outre, faisons de même avec la ligature qui assure la jonction de l'outre avec la tête (toujours du ligneul, mais plus gros): personnellement, j'enroule un tour de chatterton sur le petit cylindre placé derrière la tête et qui reçoit le haut de l'outre, je mets en place dans l'outre la tête que j'oriente dans l'axe (à peine vers la droite); sur le haut de l'outre, encore un ou deux tours de chatterton sur lequel je fais la ligature, et c'est hermétique.

Il ne faut pas hésiter, à l'achat, et si l'outre est parée d'une enveloppe de velours, à ouvrir ( boutons en général) pour vérifier tout ce qui précède: ce n'est pas le velours qui est important!

A propos de parure de cabrette, la mienne est devenue une ruine, mais j'aimais bien avoir une première "chemise" en coton, puis le velours par dessus, les deux revêtements étant cousus ensemble.
En haut, une fermeture  éclair et des boutons sur le côté gauche (inutiles mais décoratifs).
En bas, le porte-vent étant directement vissé sur le cuir, un simple trou (doublure et velours étant aussi cousus).
C'est démonté et remonté en un éclair!

Entretien du cuir: surtout pas de boule de suif à lintérieur de l'outre: c'est folklo, mais cela retient des particules qui passeront un jour dans l'anche (cheveux, etc... ). Pas d'huile de-je-sais-trop-quoi-!
Rien: un bon cuir n'a besoin de rien, sinon dêtre sollicité...et je fais confiance aus cabretaires pour cela!

 

( A suivre: la tête)

Par José Roux
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Mercredi 7 octobre 2009

2) Le porte-vent:

 

     Comme son nom l'indique, il est utile pour "transporter" l'air généré par le soufflet..vers l'outre de la cabrette.

Il s'agira de vérifier l'étanchéité de la jonction entre ses composants, ainsi que celle de la soupape.

Comme on peut le voir sur ces quelques porte-vent, en particulier sur celui qui est en ivoire au premier plan et de droite à gauche (c'était encore ma collection), une première pièce présente un embout (à droite) rentrant dans le trou du soufflet (il convient d'assurer un bon raccord avec du fil de lin.

Entre première et deuxième pièce, un conduit en pvc ou en
caoutchouc (style tuyau d'arrosage) d'une douzaine de cm ou plus selon corpulence: là, encore, le tuyau doit être rentré "à force" sur les embouts (savon sec), ou ligaturé (second porte-vent en partant de la droite).
La deuxième pièce supporte ( à sa gauche) une soupape empêchant l'air de revenir vers le soufflet: celle-ci doit être placée verticalement, de façon à retomber et bien plaquer les bords de l'embout (gauche) sous l'effet de la pression venant de l'outre; toujours vérifier l'étanchéité: je suis un farouche partisan du ligneul fin...Parfois la soupape est prise dans un pas de vis: c'est plus "moderne"...pas toujours mieux.
L'embout (toujours gauche et portant la soupape) de cette seconde pièce va se raccorder avec et dans une troisième pièce que l'on aura- au préalable- vissée au travers de l'outre (attention à la position du trou dans l'outre) grâce à "l'écrou de bois" qui constitue la dernière pièce (sombre sur la photo).

Tout doit être parfaitement étanche, à part la soupape qui laisse souvent passer une quantité négligeable d'air, quoi qu'on fasse!

En conclusion, le parfait état du porte-vent est important; nous avons avoir besoin d'air pour remplir notre outre: vérifions qu'il en arrive un maximum et qu'il ny a pas de déperdition "en route"; nous aurons bien besoin de cet air!

( A suivre avec l'outre)

Par José Roux
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Vendredi 2 octobre 2009

     Bonjour, je m'adresse surtout aux débutants aujourd'hui; cependant, quelques "chevronnés" (qui me traiteront sans doute de maniaque) peuvent aussi profiter de ce qui va suivre...qui est mon avis qui n'engage que moi, mais que je partage d'autant plus fortement que je pratique depuis une soixantaine d'années sans trop de déboires.

Vous venez d'acquérir (et ce n'est pas donné!) une cabrette, votre cabrette: entre elle et vous, c'est le début d'une histoire d'amour, marquée par la sueur, la patience et le travail assidu (?)...

Car la cabrette est un instrument qui porte bien son nom quant aux éventuels caprices qu'elle nous fait subir à tous.

 

Le fabricant qui vous a vendu votre cabrette est un maître en la matière: il a donc déjà vérifié (pour vous qui êtes néophyte), l'essentiel dans l'instrument...Sinon, il serait mauvais...

     Nous allons passer en revue les points importants qui ont dû être contrôlés ou qui restent impératifs; je ne reviendrai pas sur la description de la cabrette, ni sur les appellations des différentes pièces la composant:il suffit de lire certains articles de mon blog...
1) Le soufflet : - bois non poreux (j'en ai vu qui faisait des bulles!):
                           - monté avec charnières en bout afin que les plaques restent homogènes, ne finissent pas par se déjeter, et demeurent bien superposées (le soufflet travaille beaucoup et les débutants le malmènent parfois; les autres aussi d'ailleurs! j'ajoute que le métal des charnières ne doit pas être cassant)
                          - cuir -évidemment- non poreux et semi- souple; l'entretien se fera avec un cirage à la cire d'abeilles (malheur aux silicones!) une ou deux fois l'an, rien de plus, et surtout pas d'huiles-de-pieds-de-je-sais-quoi qui encrassent, sèchent, et font que les plis cassent à la longue...
                          - il est subtil de pouvoir changer la soupape qui doit être étanche (pour le voir, il suffit de boucher l'orifice de sortie de l'air et d'exercer une légère pression sur le soufflet) grâce à un ingénieux système qui existe, par exemple, sur les soufflets que fait mon ami Robert Lavergne à 46100 Figeac: la partie de bois faite pour épouser la taille est vissée sur la plaque inférieure et comporte un joint, comme sur les culasses de moteurs d'automobiles. 
Cela change la vie! il suffit de dévisser pour changer le joint...
                          - quant aux courroies, cela reste secondaire, même si c'est du mauvais cuir...

( A suivre, le prochain propos sera consacré au porte-vent, qui relie soufflet et outre )

Par José Roux
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Dimanche 16 août 2009
Bonjour à tous,

Non, je n'aime pas le mot "cours" , car, si j'ai enseigné, je ne revendique pas pour autant le titre si galvaudé de "professeur"!

 Cependant, j'envisage de créer une rubrique permettant d'aborder la pratique de la cabrette de façon ludique et, surtout, concrète. Evidemment, je commencerai tout au début, et chacun pourra - en chemin- participer lorsqu'il jugera que le contenu des articles intéressent son niveau...

Pour ce faire, j'ai besoin de savoir si cette idée vous est favorable; je vous invite donc à me l'écrire puisque vous disposez de l'adresse courriel: joro16@free.fr
Les amis à qui je donne régulièrement des "conseils" sont, bien sûr, dispensés de me répondre: on continue, comme auparavant!

Donc, à votre disposition si cette rédaction d'articles sur la pratique de la cabrette vous donne envie, sinon, il y aura autre chose...

A bientôt... Je vous donnerai, dans une semaine environ, l'intérêt manifesté par cette initiative.
Par José Roux
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Mercredi 5 août 2009
                                                                                                        
     

     Merci à Isabelle qui a bien voulu me permettre d'utiliser sur mon blog ces splendides souvenirs de la "felibrée" 2009 qui a fait chanter et danser, comme autrefois, les habitants et les vieilles pierres de Beaumont du Périgord pendant quelques jours...






Les deux compères Paul Grollier et José Roux vous remercient de votre attention et de votre fidélité.
Par José Roux
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Mercredi 5 août 2009
 
      

     Nous sommes toujours à Beaumont du Périgord, où la foule regarde un spectacle de danses traditionnelles: on remarquera, au premier plan, le "capiscol" Bernard Sendrès, Président de l'association "Les amis de Marcel Piaud", qui arbore son gilet vert et le typique chapeau de la région.

Un dicton de chez nous dit que "c'est le pantalon qui fait l'homme". Avec une autre interprétation, on peut dire que le costume contribue grandement à rehausser l'éclat de ces grands rassemblements autour de nos traditions -de notre Tradition- que constituent les "félibrées".

Ainsi, plus de 200 costumes ont été recréés à Beaumont pour les 3,4 et 5 juillet, autant tenues paysannes que bourgeoises.

Pour les dames: la jupe longue, tablier, chemisier blanc, coiffe, chaussettes blanches, souliers sombres, parfois un caraco, une collerette..
Pour les hommes: la blouse paysanne; mouchoir à carreaux, chemise blanche, pantalon noir, chaussettes blanches, sabots, et l'incontournable chapeau noir dont les bords sont plats.
Les "Messieurs de la ville" portent le gilet avec ou sans veste noire, la chemise blanche avec lacet noir, pantalon de ville noir, chaussettes blanches, chaussures noires et chapeau noir (comme sur la photo!)
Par José Roux
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Lundi 3 août 2009


Simplement, pour vous donner une idée de la foule qui assiste à ces grands rassemblements traditionnels annuels et centrés sur un thème bien précis, qu'on appelle "félibrées"...
En général, on compte au minimum sur 20000 spectateurs!

Dans cette superbe bastide périgourdine qu'est Beaumont, la fête devait être belle et réussie, dans le plaisir de redécouvrir les coutumes et les traditions d'autrefois.

C'était les 3, 4 et 5 juillet 2009, et le programme était copieux, centré sur le thème de l'agriculture:

- Concerts offerts sur des podiums disséminés dans la cité
- Grand spectacle de danses traditionnelles à la "Cour d'amour"
- Concerts dans l'église
- Toute une présentation du savoir-faire artisanal (artisans d'art, forgeron, cordier, tonnelier, feuillardier, dentellière, lavandière, tourneur, sabotier etc.)
- Des jeux anciens étaient proposés au public
- Une démonstration sur le gavage des oies, le battage à l'ancienne, l'attelage des bovins

- Une expositions de matériel ancien (vieux tracteurs).
- Et n'oublions pas les bals traditionnels!

L'évènement était couvert et commenté par les radios et la presse régionales.

Par José Roux
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Samedi 4 juillet 2009

     Un felibre est un poète ou prosateur qui s'exprime en langue occitane...La "felibrée" est un mot qui n'est pas dans le dictionnaire, mais qui exprime une réunion de ces mainteneurs de la langue occitane...

Cette rencontre culturelle a lieu, chaque année, dans la volonté du maintien et de promotion de notre belle langue; cette fois c'est en Dordogne, à Beaumont du Périgord (24440) qu'aura lieu cette grande fête de la Tradition.

Non seulement la langue, mais aussi la musique auront leur place dans cette  felibrée!
Des groupes folkloriques, nombreux, animeront les rues de cette magnifique bastide (à visiter!) qu'est Beaumont du Périgord.

La ville sera parée de fleurs aux mille couleurs, confectionnées durant tout l'hiver dans des papiers ou des tissus...

Le travail "à l'ancienne' sera aussi à l'honneur.

De toutes façons, violons, accordéons,vielles et cabrettes sonneront sous les voûtes; et les chanteurs occitans s'en donneront "à coeur-joie"!

Cet évènement a lieu les 04 et 05 juillet, de 10h à 18h: à ne rater sous aucun prétexte!!!

Je n'y serai pas cette fois-ci, pour raison familiale, mais il y aura de nombreux amis que je salue chaleureusement.

Par José Roux
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